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Le livre de Jean-Claude Wallach, La culture, pour qui ? , est au centre de l’article du Monde de Clarisse Fabre, "Un livre sème le trouble dans la profession".
Les théâtres publics et les scènes nationales sont en plein désarroi Le syndicat historique du spectacle vivant subventionné (théâtres, compagnies de danse, scènes nationales, maisons de la culture, cirques...) est en crise. Le Syndicat national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac) a déjà enregistré la démission de son délégué national, Jean-Claude Wallach, au mois de juin. Va-t-il perdre, lors de sa prochaine assemblée générale le 24 septembre, son président, Francis Peduzzi, directeur de la scène nationale Le Channel, à Calais ?
Le conflit est le révélateur d’une profession en plein désarroi, qui se sent mal aimée. Fini le temps où les directeurs de grands théâtres faisaient la pluie et le beau temps au ministère de la culture. Jean-Claude Wallach a appuyé sur le détonateur en publiant un essai qui dresse un sombre bilan de la décentralisation culturelle initiée dans les années 1960 : La Culture, pour qui ? , paru en 2006 aux éditions de l’Attribut. Que reste-t-il de l’ambition d’André Malraux de "rendre accessibles les oeuvres capitales au plus grand nombre de Français" ? Usant d’un ton parfois grinçant, M. Wallach retrace l’histoire d’un malentendu : en quarante ans, on serait ainsi passé d’un projet de "culture pour tous" à une politique visant essentiellement à financer des artistes, plus soucieux de leur statut que de leur public. L’auteur veut comprendre "pourquoi et comment le théâtre, en particulier, se replie sur lui-même (...). Son ancrage dans la société et sa capacité à porter témoignage de ses tensions s’estompent". (...)
Clarisse Fabre
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